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  • Carole Litot - BYP

Ginga Nagô Só Capoeira : l'Association Toulousaine de Capoeira !



Bonjour Marine pourrais-tu me dire en quoi consiste votre association Ginga Nagô Só Capoeira?

Ginga Nagô Só est une association à but non lucratif visant à promouvoir la capoeira et la culture afro brésilienne.

Nous sommes basés sur Toulouse et la périphérie. Nous donnons des cours de capoeira pour enfants et adultes, nous réalisons des spectacles, des stages, des soirées et pleins d’autres projets.


Pourquoi ce nom là ?

Nous avons ce nom depuis très longtemps. Notre association est né en 2006 sous l’impulsion de notre Professeur Boca et quelques uns de ces élèves.

« Ginga » est un mouvement de Capoeira et « Nagô » est une tribu au Brésil.

Nous avons voulu rajouter une petite note du Sud-Ouest en rajoutant « SO » mais « Só » veut également dire en brésilien: « juste » cela faisant référence à la simplicité de notre association.



Peux-tu nous en dire un peu plus sur l’origine de votre association?

Notre association est une antenne du groupe de capoeira « Ginga Nagô» basée à Nantes.

C’est un brésilien originaire de Salvador de Bahia, Mestre Branco, qui est à l’origine de sa création en 1995. Professeur Boca, l’un de ses premiers élèves est à l’origine du travail de notre association Toulousaine.

Qui est le Professeur Boca ?

Cela fait plus de 25 ans que le Professeur Boca pratique la Capoeira. Il a été formé par le Mestre Branco à Nantes, puis a continué à se former et à former des élèves.

Il pratique également différents Arts Martiaux ainsi-que la médecine chinoise et le Qi Gong.

Il avait commencé à enseigner la capoeira dans des MJC toulousaines, puis a décidé de créer l’association en 2006. Cela fait plus de 12 ans que le groupe de Toulouse existe grâce à lui!


Combien êtes-vous dans l’association ?

Nous estimons donner des cours à environs 150 élèves par an. Tous ne sont pas adhérents de l’association car nous continuons à donner des cours dans les MJCs, et proposons des initiations au sein des CLAEs et écoles, sans oublier le public que nous touchons lors de nos représentations à différents événements. Nous avons un public assez large !

Au sein même de l’association, nous sommes une quarantaine d’adhérents.

Aujourd’hui, nous sommes 4 à donner les cours : Professeur Boca; une autre professeur de Ginga Nago formée par Mestre Branco, Pagodeira; un élève de Boca, Stagiado Japonegro et moi même depuis peu.


La Capoeira se pratique t-elle à tout âge ?

Oui, tout à fait.

Ce qui est bien dans la capoeira c’est qu’on peut adapter la pratique à son état physique. On n’est pas obligé de la pratiquer de façon très sportive.

Ce qui fait que nous avons aussi bien de très jeunes personnes que des personnes d’un certain âge.

Nous avons un 1er cours pour des enfants de 4 à 6 ans : assimilée à de l’éveil corporel, la Capoeira permet aux enfants d’avoir un peu plus conscience de leur corps, des autres, de la musique aussi. Des 4ans, ils arrivent déjà à faire des choses assez chouettes.

Un deuxième cours pour les jeunes de 6 à 12 ans, puis un groupe d’ados qui peut parfois être mélangé au groupe des Adultes.

Même lorsqu’on est blessé, on ne s’arrête jamais, on peut continuer à venir pour faire de la musique ce qui permet de ne pas couper le lien et de garder un entrainement.


La capoeira est un sport très complet non seulement physiquement, mais il y a également du chant, de la pratique d’ instruments, …

Oui effectivement c’est un sport très complet.

Il est issu de différentes techniques d’arts martiaux, il y a des coups, des esquives, mais aussi des déplacements et des acrobaties: les « floreios » qui viennent fleurir, agrémenter le mouvement.

Il y a également toute une partie expression qui est très travaillée au sein de la capoeira elle-même. Un peu comme au théâtre, chacun joue un rôle.

Les percussions sont très mises en avant. Ce sont elles qui donnent le rythme à nos mouvements. La musique nous donne l’énergie. Tout le monde apprend à les pratiquer.

Certains instruments sont emblématiques de la capoeira comme le « berimbau », un arc musical.

Concernant le chant, nous apprenons d’abord à chanter les refrains puis ensuite nous apprenons les couplets que nous faisons en soliste.


Tout se chante en brésilien ?

Oui

A force nous le comprenons et le parlons.

Beaucoup d’intervenants brésiliens viennent nous voir mais ne parlent pas français. Nous avons des personnes qui nous traduisent. Ce qui fait qu’aujourd’hui, sans avoir pris de cours, je le comprends facilement.

Les brésiliens sont très ouverts, ils se font aussi très bien comprendre en parlant doucement.

La capoeira nous permet aussi de découvrir toute une culture complètement différente de la nôtre. C’est ce qui fait la richesse de cet art tant pour les adultes qui la pratique que pour les enfants.

Comment se font les enchainements ?

Lors des entrainements on apprend en détail chaque mouvement, puis on apprend à enchainer ces mouvements avec d’autres mouvements, c’est à ce moment qu’il y a des enchainements qui existent.

Les enchainements évoluent en permanence.

Quand on est dans la « roda », c'est-à-dire dans le jeu de la capoeira, là c’est une improvisation complète, il n’y a pas de chorégraphie, c’est comme un dialogue.

Quelqu’un va proposer un mouvement et l’autre en fonction de celui-ci, va y répondre, transformer, pour pouvoir poser à nouveau une autre question. C’est vraiment un jeu de questions/réponses.

Ce que j’aime dans la capoeira, c’est qu’il n’y a jamais 2 fois le même jeu, même si c’est avec la même personne au même endroit avec 5 min d’écart, ce sera différent car on n’arrive pas avec la même intention dans le jeu.


D’où vient exactement la Capoeira ?

La capoeira a des origines africaines.

Elle est issue des esclaves africains déportés de force au Brésil afin de travailler dans les cannes à sucres et sur les chantiers.

Pour un jour pouvoir se libérer de leur sort de prisonnier, ils s’entrainaient régulièrement grâce à des techniques de combat dissimulées par la danse et les chants.

C’est pour cela que l’on retrouve beaucoup de mouvements dansés ainsi-que de la musique.

Dès que les maîtres blancs arrivaient, ils se mettaient à danser, et arrivaient donc à les berner.

Lors de la libération de l’esclavagisme, ça s’est développé petit à petit dans le monde entier.

La Capoeira reste encore très présente aujourd’hui au Brésil.


Comment en es-tu venue à l’association ?

Je l’ai découvert par hasard.

Au départ, je souhaitais faire un sport de combat. Et puis, je me suis dit pourquoi pas la Capoeira.

Je ne connaissais pas trop ce sport donc je suis allée faire un premier entrainement afin de découvrir ce que c’était vraiment !

Ca m’a beaucoup plu ! Il y avait une très bonne ambiance. J’ai senti qu’il y aurait plein de chose à travailler qui me permettraient d’avancer sur différents plans en parallèle, que ce soit au niveau physique mais aussi sur la confiance en soi, sur le chant que je ne pensais même pas pratiquer un jour.

C’était un hasard mais un chouette hasard.


Comment es-tu devenu présidente de l’association ?

En 2012, Laurence, la présidente de l’époque avait envie de partir sur des projets personnels qui ne lui laisseraient pas le temps de continuer la présidence de l’association.

Considérant que j’étais très impliquée, ils m’ont proposé la présidence.

J’ai tout de même réfléchi un petit peu car j’étais vraiment très jeune à cette époque. Je n’avais que 22 ans. Ils m’ont promis qu’ils m’accompagneraient, ce qu’ils ont fait. Donc du coup ça s est fait très naturellement.

Je ne suis pas toute seule, nous sommes 6 dans le conseil d’administration, nous faisons un véritable travail d’équipe. C’est vrai que c’était un pas à sauter qu’aujourd’hui je ne regrette pas. Ca m’a permis d’avoir des responsabilités très jeune. Cela m’a beaucoup apporté tant sur le plan personnel que professionnel.

C’est très important d’être bénévole et de prendre des responsabilités au sein des associations.

C’est ce qui leur permet de continuer à vivre. Elles ont un rôle très important au sein de notre société car elles répondent très souvent à des demandes auxquelles ni les institutions publiques ni les entreprises ne peuvent pallier.

A côté de mon rôle de présidente, j’y donne également des cours.

Ce n’est pas mon métier à la base. Je suis ostéopathe.

Ce sont 2 parties de ma vie, même si elles sont différentes, qui sont finalement assez complémentaires car elles travaillent toutes les 2 autour du corps.


Avez- vous des Subventions de l’Etat?

Nous ne sommes pas subventionnés par l’Etat en terme financier mais la mairie de Toulouse nous prête des salles 3 fois par semaine ce qui est déjà beaucoup. On la remercie pour ca...C’est super ! Cela nous permet aujourd’hui de donner des cours. Nous avons aussi de temps en temps des dons qui nous permettent de continuer à avancer.

De quoi auriez-vous besoin aujourd’hui ?

Nous manquons vraiment de visibilité.

Aujourd’hui les associations n’ont pas les moyens financiers d’être visible par rapport aux grandes entreprises.

C’est là dessus qu’on aurait vraiment besoin d’aide comme par exemple des partages sur les réseaux sociaux, parler de nous autour de vous. C’est comme ça que les gens pourront nous connaître.

On apprécie que les gens viennent nous voir ne serait-ce que pour essayer. Nous sommes vraiment sur ces fondements d’échange et de partage.

Le fait d’échanger nous permet aussi de diffuser les valeurs que nous avons autour de le Capoeira.


Quelles sont justement les valeurs de la Capoeira ?

La principale valeur est le respect.

Le respect à la fois dans la hiérarchie de la Capoeira donc des anciens mais aussi de l’autre car lorsqu’on joue avec l’autre le but est de ne pas le blesser, de pouvoir continuer à s’entrainer avec lui, de progresser ensemble.

La notion de partage est également très développée, le fait d’être ensemble pour partager une activité, mais aussi l’énergie que l’on peut dégager en chantant, en jouant d’un instrument tous ensemble dans un but commun.

Le dépassement de soi est aussi très valorisé que ce soit physiquement mais aussi mentalement, et ce, dans tous les domaines. On n’est pas dans la compétition comme dans les arts martiaux mais plutôt dans un but de faire des rencontres pour que les enfants échangent leur pratique, se confrontent un petit peu sans qu’il y ait de coupe de vainqueur au final.

Je pense que c’est important, et pour les enfants, et pour les adultes, d’avoir des activités où nous ne sommes pas dans un esprit compétitif car nous le sommes déjà suffisamment en permanence dans notre vie de tous les jours.

Nous mettons également beaucoup en avant la liberté de chacun au sein du groupe. Liberté de chacun de développer ce qu’il veut, c’est à dire à la fois dans la Capoeira elle-même mais aussi dans les actions qu’il met en place au sein de l’association. On laisse libre cours à nos adhérents de mettre en place des événements, des spectacles à condition que ce soit dans le respect du groupe, de l’unité que nous formons. C’est très important, car c’est cette unité qui fait notre force aujourd’hui.

Vous pouvez retrouver l'Association Ginga Nagô Só Capoeira sur son site internet :

http://www.ginganagotoulouse.com/

Et suivre ses dernières news sur sa page Facebook :

Ginga Nagô So Capoeira


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